LE CIMETIERE


 

Du fait de la pression foncière, les grandes villes ont tendance à supprimer les concessions à perpétuité dans les cimetières par manque de place, et comme la crémation a une empreinte écologique non négligeable, par la consommation de bois ou de ressources fossiles qu'elle engendre, et à cause de la pollution par les émissions, des alternatives au cimetière traditionnel voient timidement le jour.

 

 En Grande-Bretagne, les "Woodlands-Burials" proposent de remplacer la pierre tombale par un arbre planté lors de la cérémonie, et le bois du cercueil par des matériaux alternatifs biodégradables comme le carton recyclé ou le bambou.

 

Outre-Manche, où les funérailles vertes ont le vent en poupe depuis 1993, on compterait désormais 200 cimetières écologiques… Au Canada aussi, cette approche est promue depuis 2006 par the Center for Natural Burial, une coopérative qui veut développer les cimetières verts et propose du coup une approche globale des funérailles écologiques.

 

Ces cimetières d’un nouveau genre sont des forêts parsemées de clairières : les arbres ne portent qu'un écriteau très simple mentionnant le nom de la personne, de manière à donner à ces forêts l'aspect le plus naturel possible, et l’ensemble est géré comme une réserve naturelle ouverte à tous, rendant plus bucoliques les traditionnelles visites familiales du dimanche au cimetière.

 

Autre intérêt environnemental de cette approche : elle évite la classique dalle de marbre, autrefois originaire de Bretagne ou des Vosges, et désormais importée de Chine ou d’Inde. Les partisans de ce que certains appellent déjà le "Green Goodbye" (adieu vert) cherchent par cette pratique à limiter leur impact sur la pollution atmosphérique, et y trouvent une option aussi écologique, simple et originale qu’économique, puisque ce type d'enterrement coûte moins du quart d'une cérémonie classique.

 

 L’idée a d’ores et déjà fait son chemin en France : il existe déjà à Pruillé, au sud d'Angers, un parc funéraire où les pierres tombales sont remplacées par des « arbres de mémoire », au pied desquels des urnes biodégradables sont enterrées. L’inventeur du concept, Joël Freuchet, projette d'ouvrir vingt parcs funéraires en France, mais ses projets risquent de se voir contrarier par la loi : les députés devraient se pencher avant fin 2006 sur un texte adopté au Sénat en juin, interdisant de conserver une urne cinéraire en dehors d'un cimetière ou d'un lieu contigu à un crématorium.

 

Plus exotique, si le disparu était particulièrement attaché aux océans : une entreprise américaine propose d’utiliser les cendres de crémation pour construire un récif de corail artificiel (www.eternalreefs.com).

 

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