Le crématorium : le dernier lieu de cérémonie avant la crémation

Dans l'histoire des cérémonies funéraires, la crémation joue un rôle important pour de nombreuses cultures dans le passage de la vie à la mort et de l'élévation de l'esprit dans l'au-delà. On estime que les premières crémations dateraient d'il y a 20 000 ans. Les premiers restes humains partiellement calcinés ont été retrouvés au bord du lac Mungo en Australie et appartenaient à "la femme de Mungo". Cette coutume est encore largement pratiquée de nos jours, notamment en Inde par la religion Hindou.

La crémation et le crématorium en France

En 1887, une loi sur les libertés funérailles est votée et à partir de ce moment, chaque individu sera libre de choisir entre la crémation et l'inhumation. La crémation était alors peu répandue jusqu'en 1963 ou l'Eglise Catholique et le Vatican décidèrent de l'autoriser pour ses fidèles. Aujourd'hui, la crémation est choisie par une personne sur trois.
La crémation se résume en la réduction d'un corps en cendres et se pratique dans un crématorium. Ce dernier aura alors deux fonctions. Dans un premier temps, le crématorium pourra accueillir une cérémonie civile ou religieuse qui sera organisée autour du cercueil du défunt. Le crématorium sera à la fois un lieu d'accueil pour le corps et un lieu de sépulture. Et dans un second temps, le cercueil sera placé dans le four pour être réduit en cendres. Quelques heures plus tard, l'urne contenant les cendres du défunt sera remise à la famille.

La réglementation

Depuis 2008, la loi Française interdit aux proches et à la famille du défunt de conserver les cendres dans un lieu autre que le cimetière municipal. Le choix de la dernière demeure n'est jamais une question facile. Sachez qu'après la crémation, le crématorium doit pouvoir conserver l'urne pendant une durée maximale de 12 mois si vous n'avez pas décidé de la dernière destination de l'être aimé.
En ce qui concerne la disposition de l'urne, plusieurs alternatives se présentent à vous. Vous pouvez la disposer dans un columbarium, un monument hors-sol et collectif se trouvant dans le cimetière municipal de la commune du défunt. Vous pouvez également inhumer l'urne dans un cavurne. C'est une sépulture individuelle qui appartient à la famille. Elle fonctionne sous le même principe que la concession d'une sépulture familiale et traditionnelle. Vous pouvez enfin, selon les dernières volontés du défunt, disperser les cendres dans la nature ou dans un jardin du souvenir. Cette pratique est fortement réglementée et nécessite un accord préalable de la Mairie.

Les Arbres de Mémoire offre également la possibilité de pouvoir disperser les cendres du défunt au cœur des racines d'un arbre. Il est même possible d'enfouir, au pied d'un arbre, une urne biodégradable contenant les cendres. Une plaque affichant le nom de la personne est même associée à l'arbre. Une initiative porteuse de sens et un joli hommage à la personne disparue.

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